L'Ordre de Sleipnil

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L'Ordre de Sleipnil

Message  Ouroboros le Mer 6 Mai - 11:22

L’Ordre de Sleipnil est une troupe de mercenaires, une organisation offrant ses services contre pouvoir, faveurs, privilèges ou espèces sonnantes et trébuchantes. Bien que certains éléments isolés puissent commettre des exactions durant une mission, ce genre de comportement est sévèrement punis car les leaders de l’Ordre de Sleipnil tiennent à leur réputation. C’est en punissant sévèrement toute exaction de ses membres, parfois même par la mort, qu’ils ont réussit à la longue à se faire une réputation de confiance : ils sont des mercenaires, pas une bande de pillards. Lorsqu’on dit mercenaires, certains pensent tout de suite à des vauriens brutaux et désorganisés, sans fois ni loi, qui vendraient père et mère pour un sous. L’Ordre de Sleipnil s’emploie soigneusement depuis sa fondation à casser cette image.

Bien au contraire, ils sont très organisés, en un groupe hiérarchisé avec un règlement à suivre pour veiller à la bonne tenue du groupe. Il constituent en fait une véritable armée privée, constituée de mercenaires peu utiles recrutés en général par les « bourses-plates », jusqu’aux mercenaires d’élite pour lequel le tarif est tel que seul les riches gens du royaume peuvent les employer. Les membres de ce groupe, que l’on surnomme les Sleipnil, n’ont qu’une devise : « Respecter le serment, respecter le contrat, accomplir la mission. » (chacun a probablement une devise personnelle, mais elle n'entre pas dans le cadre du clan).

Chaque mercenaire de l’Ordre, même ceux de rang le plus faible, avait son propre cheval, avec selle et armes à son nom. Les montures ont une grande importance pour l’Ordre et tout membre soupçonné de maltraiter son cheval ou de ne pas s’en occuper correctement risque le bannissement. En effet, la seconde activité de l’Ordre est l’élevage des chevaux, et c’est de leur haras que sont issues les meilleures montures du royaume, qui ont la réputation d’être des animaux de grande valeur, tant pour la course que pour le combat et l’endurance, des équidés forts et fougueux, plein de vie. L’ordre n’hésite pas à verser une grande partie de son budget à l’élevage de ces montures, obtenues au fils des siècles par une sélection impitoyable des reproducteurs. C’est pour le compte de l’Ordre de Sleipnil que travaillent à plein temps les meilleurs dresseurs, maîtres d'écuries et palefreniers du monde connu, payés des fortunes pour leurs services. En somme, les écuries de l’Ordre sont un véritableme trésor que même le roi a échoué à s’offrir. Car il arrive parfois que l’Ordre vende quelques-unes de ses montures, à prix d’or, cela va de soit, et jamais les meilleures. Un jour, je roi a proposé une offre pour racheter toutes les meilleures bêtes de l’Ordre, que celui-ci a refusé catégoriquement, bien que le roi leur ait quasiment offert son royaume pour cela.

Contrairement aux forces royales qui sont quelque peu puristes, l’Ordre de Sleipnil a accepté en son sein, depuis ces dernières années, quelques représentants des autres peuples arrivés récemment en Northeim. Les elfes disposent d’une agilité et d’une dextérité naturelle qui leur permet de faire des prouesses et de monter très vite dans les rangs. Mais les elfes de l’Ordre, contrairement aux humains, n’ont pas de monture. Pourtant, même s’ils courent facilement plus vite qu’un humain, ils ne peuvent pas égaler la vitesse ni l’endurance des destriers. La raison à cela c’est que les chevaux, pour une raison inexplicable, n’acceptent pas les elfes comme cavalier et en ont peur. Les elfes de l'Ordre ne sont pas autorisés à approcher des écuries pour ne pas y semer la panique par leur seule présence.

L’Ordre de Sleipnil a établit son quartier général dans l’ancien palais royal après que celui-ci ait été abandonné par le gouvernement royal qui s'est déplacé vers la nouvelle ville. Ils l’ont rénové, consolidé, réaménagé et il n’avait plus rien à envier au nouveau palais. Chaque Sleipnil de l’Ordre y a un appartement pour lui et sa famille, dont le luxe va de pair avec son rang. Les écuries ont été agrandies et rénovées également pour y accueillir les montures qui vivaient mieux encore que le palefroi du roi lui-même. Comme vous l’aurez certainement compris, c’était une organisation aux affaires florissantes, qui ne roulait pas sur l’or mais presque.

L’Ordre de Sleipnil recevait une généreuse rente mensuelle venue directement du trésor royal pour maintenir l’ordre dans la vieille cité. De fait, leur pouvoir y était absolu, ils en étaient les maîtres et y faisaient respecter leur loi. Il y avait entre l’Ordre et le Roi une sorte d’accord tacite : les Sleipnil faisaient respecter l’ordre dans la vieille cité et les soldats du roi n’y avaient aucun pouvoir, bien qu’ils aient le droit de s’y promener comme tout citoyen de la ville. En contrepartie, les membres de l’Ordre ne pénètraient pas dans la nouvelle cité et n’y exerçaient pas leurs affaires, sauf sur commande expresse du roi lui-même. Cet accord était nécessaire pour assurer la paix du royaume car l’Ordre est une puissance avec un pouvoir certain, mais devant cohabiter avec le pouvoir royal. Un tel accord permettait l’équilibre et la cohabitation entre les deux pouvoirs et leur évitait d’entrer en guerre. De plus, une telle organisation convenait aussi bien aux nobles de la nouvelle cité qu’aux gens plus modeste de la vieille cité. En effet, l’Ordre était le maître incontesté de la vieille cité mais n’abusaient pas en général de ce pouvoir car la plupart de ses membres, et même ses leaders, sont issus de ces quartiers défavorisés.

Le fonctionnement du travail au sein de l'Ordre est simple : les demandes de missions sont adressées aux leaders, qui garantissent l’anonymat, puis ils décident d’accepter ou non la mission. Les honoraires sont établit en fonction du nombre de mercenaire envoyés pour cette mission ainsi que leur rang. Le tiers de la somme est à payer d’avance, et le reste à verser une fois la mission accomplie. Si la mission est un échec, le client n’a pas à verser les deux tiers restants. Mais l’Ordre s’est fondé une réputation de fiabilité en réussissant toutes les missions qu’on lui avait confié. Si les mercenaires envoyés sur la mission à l’origine échouent, l’Ordre y envoie des mercenaires de rang supérieur sans modifier leurs honoraires. Ceci est une question d’honneur est de commerce : la somme convenue lors de l’acceptation de la mission ne peut pas être modifiée par la suite ni par le client ni par l’Ordre, sauf dans le cas particulier où le client aurait mentit sur la nature de la mission.

Au cours de son histoire, l’Ordre a fait aménager à la limite entre les deux cités la Place des Combattants. C’est une grande arène ou les pauvres comme les riches peuvent venir assister aux tournois qui s’y déroulent. Deux fois pas année s’y tenait le Tournois de Sleipnil, où chaque membre de l’Ordre pouvait en défier un autre, ou même plusieurs, dans l’espoir de gagner du galon et d’atteindre une position plus élevée. C’était un événement festif dont toute la ville se réjouissait, et même le roi se déplaçait parfois jusqu’aux tribunes de la noblesse. L’épreuve la plus courante était bien entendu le combat singulier, mais il arrivait parfois que l’affrontement soit d’une toute autre nature. Ce tournois était également une aubaine pour l’économie de la ville car des gens venaient parfois des confins du royaume pour y assister, faisant tourner auberges et commerces en tous genres. L'arène abritait parfois de simples défis, règlement de compte, querelle à vider, honneur à venger...

Voici dans l'ordre la liste des rangs des Sleipnil :

- Elite
- Supérieur
- Bretteur
- Combattant
- Bagarreur
- Novice

Sans oublier bien sûr les Leaders, tout en haut de l'échelle, qui ne prennent jamais part aux missions.

Mais toute cette belle organisation fut sérieusement mise à mal par le Grand Cataclysme et ses conséquences. Comme toutes les autres institutions du mondes, L'Ordre de Sleipnil fut mis à genoux par le long hiver. Le travail se fit de plus en plus rare puis disparut totalement, cantonnant l'Ordre dans dans son rôle de gardien de la vieille cité. Comme presque tous les bâtiments de toutes les viles du royaume, l'ancien palais qui abritait leur quartier général conservait les stigmates de la catastrophe, certaines ailes ayant entièrement brûlé tandis que d'autres s'étaient effondrées suite aux séismes provoqués par la chute du plus gros météore. Ils n'avaient pas non plus été épargnés par la famine. Leur haras comptant autrefois trois chevaux pour chaque membre de l'Ordre n'avait plus aujourd'hui assez de montures que pour le tiers de son effectif, même alors que le nombre des Sleipnil avait lui aussi drastiquement diminué. Les plus lourdes pertes avaient été infligée à l'Ordre lorsque le peuple, miné par la famine, avait soudain pris conscience que le célèbre haras qui faisait la réputation de l'Ordre constituait une impressionnante réserve de viande. Poussés par le désespoir, ils avaient alors pris d'assaut l'ancien palais et ses écuries, se retournant contre ceux qui les protégeaient depuis plusieurs décennies. Tous comme les célébrations du Jour du Renouveau, les tournois de la place des Combattants n'étaient plus qu'un souvenir.

L'Ordre de Sleipnil avait activement participé à soutenir le Royaume durant l'hiver, notamment en maintenant le Croc du Nidhogg à l'écart de la capital. Et maintenant, avec le retour du soleil et de l'espoir, il s'efforçait, tout comme le royaume, de se reconstruire.
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